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Lutte contre et dans l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville : une chronologie

Image tirée d'un article du média Vice à l'occasion de la visite de la sénatrice écologiste Esther Benbassa, le 13 mai 2019

Image de graffiti tirée d’un article du média Vice à l’occasion de la visite de la sénatrice écologiste de Paris Esther Benbassa à l’EPM de Porcheville, le 13 mai 2019

2002

9 septembre : Dominique Perben, garde des sceaux, lance le projet des établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM). Par la loi n° 2002-1138 d’orientation et de programmation pour la justice, le statut des centres éducatifs fermés est créé.

Cette loi, un recul par rapport aux ordonnances de 1945 de protection de l’enfance, précise que les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables, instaure la possibilité de prononcer des sanctions éducatives, permet au juge d’ordonner un contrôle judiciaire pour les mineurs de 13 à 18 ans avec des obligations spécifiques, accélère les procédures en matière de délinquance juvénile, prévoit le développement d’actions de prévention, d’accompagnement éducatif et de réinsertion des mineurs (auprès des écoles, familles, éducateurs) et des sanctions à l’encontre des représentants légaux (amende civile si non-comparution à convocation).

Depuis cette loi et jusqu’aux ouvertures, de nombreuses initiatives d’opposition à la création des EPM ont vu le jour. Nous développerons principalement ici celles liées à l’EPM de Porcheville, mais d’autres actions ont eu lieu, à l’initiative de « collectifs anti-EPM » regroupant localement militants syndicaux et associatifs, d’institutions avec des vues diverses sur la prison en général, ou de militants anti-carcéraux partisans de l’action directe : grèves, manifestations et banderoles autour des chantiers, mouvements de protestation symboliques (surveillants qui « rendent les clefs »), recours juridiques (déposé par des élus PS et des habitants contre l’EPM de Meyzieu en 2005, avec en sus la sollicitation de l’avis d’un commissaire enquêteur), tags, tentatives de sabotage des chantiers… Évidemment, nous ne mettons pas toutes ces actions sur un pied d’égalité.

Ces EPM visaient en théorie à remplacer les quartiers pour mineurs dans les maisons d’arrêt. D’après le média Vice, le résultat n’est pas bon, car 141 mineurs étaient toujours incarcérés dans les maisons d’arrêt d’Île-de-France le 1er avril 2019. Plus récemment, d’après le ministère de la justice, 806 jeunes sont détenus en France au 1er décembre 2025, dont une grosse majorité ne sont pas encore jugés. Ils représentent 1 % de la population pénale, ne sont pas toujours détenus en EPM, et parfois même, « dans de rares cas » d’après le ministère de la justice, sont détenus dans des quartiers pour majeurs.

21 novembre : sur France 2, Pierre Bédier, secrétaire d’État aux Programmes Immobiliers de la Justice de juin 2002 à janvier 2004, déclare « Nous voyons bien que, face à cette pré-délinquance et cette violence croissante des mineurs, il faut avoir des réponses d’une grande fermeté. »

2003

16 décembre : Pierre Bédier annonce à Versailles la construction d’un établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) à Porcheville. D’après lui, ce centre représente un investissement de 12 à 13 millions d’euros et une capacité de 60 places, et devrait être ouvert à la mi-2006. Cinq autres EPM sont prévus (dans la région de Valenciennes, celle de Nantes, de Lavaur, de Marseille et de Lyon). En fait, 7 seront prévus, mais seulement 6 verront le jour.

2004

Décembre : Pierre Bédier signe la proposition de loi sur la « protection de l’enfance » présentée par Henriette Martinez, qui remet clairement en cause la loi de 1958 sur l’assistance éducative. D’après le dossier « En finir avec les EPM » , à propos de Bédier,

« La construction d’un EPM dans la zone industrielle (classée Seveso) de Porcheville, ne tient pas qu’à l’humanisme de ce génie constructeur. Maire UMP de Mantes-la-Jolie de 1995 à 2005, puis député au même endroit, il est aussi [au moment des faits], avec son ami Dominique Braye, sénateur UMP, à la tête de la Communauté d’Agglomérations de Mantes en Yvelines (CAMY). Créée en 1999 avec l’objectif d’assurer une politique de grands travaux, cette dernière est tenue fermement par l’UMP, puisqu’elle est un des leviers modernes pour s’octroyer profits politiques et financiers. C’est la CAMY qui gère la Z.I. de Porcheville. Et par là même, c’est elle qui a sollicité la construction de l’EPM auprès du Secrétaire d’État aux Programmes Immobiliers de la Justice, c’est-à-dire auprès de Pierre Bédier. Et voilà, la boucle est bouclée. »

2006

19 février : occupation du chantier de l’EPM d’Orvault (44), nombreuses actions sur toute une semaine.

25 mars : lors du carnaval de Lavaur (81), un char dénonce la future prison, un cortège rejoint le chantier et endommage des engins, puis rejoint le carnaval et brûle une prison symbolique.

2007
9 mars : le ministre de la justice, Pascal Clément, déclare à propos des EPM « C’est une salle de classe entourée de murs. Nous ne sommes pas dans un pays qui est fondé sur le tout carcéral », peu avant de recevoir symboliquement les clés de l’EPM de Meyzieu des mains de son maire UMP, Michel Forissier. Cette phrase sera reprise abondamment par la presse bourgeoise, pour vanter un supposé caractère anodin de ces prisons. Il ajoute « Ce n’est pas vraiment une prison répressive mais une prison de réinsertion. La réinsertion, c’est redonner la paix de l’esprit à ces jeunes, leur redonner des repères et des ambitions ». Le fascicule de présentation officiel, cité dans le dossier de présentation militant « En finir avec les établissements pénitentiaires pour mineurs », affirme « La dimension symbolique de la prison demeure donc avec la présence d’une enceinte mais de façon atténuée en raison de l’absence des miradors. » et « Les EPM permettront d’assurer de manière durable la sécurité des Français, avec humanité et réalisme. Il n’y a pas de fatalité à la délinquance. »

24 mars : rassemblement devant l’EPM de Porcheville (78) regroupant une quarantaine de personnes (syndicalistes du SNPES-PJJ – Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social affilié à la Fédération Syndicale Unitaire -, de la CNT, et des individus inorganisés) pour une dizaine de flics bien équipés pour filmer les têtes. Tract diffusé (voir publication sur les initiatives militantes contre les EPM).

Fin mai : à Porcheville, une série de tags hostiles aux EPM dont quelques-uns sur la mairie.

Photos prises début 2026.

Slogans :

  • Plutôt mutin que maton
  • Prisons pour mineurs, ni à Porcheville ni ailleurs
  • Crève les juges
  • Sabotons le chantier
  • Crève ce pouvoir et ses juges
  • Nique la justice
  • Brûle ta prison

11 juin : ouverture des EPM de Lavaur (81) et Meyzieu (69)

15 juin : des tags sur les écoles de Lavaur contre la nouvelle prison pour mineurs

18 juin : mutinerie à Meyzieu (69), intervention des ERIS (équipe régionale d’intervention et de sécurité, des brutes cagoulées qui tabassent les détenus récalcitrants)

7-8 juillet : incidents à l’EPM de Lavaur entre détenus et personnels

5 juillet : deux engins incendiaires dans le chantier de l’EPM à Chauconin (77). L’un a partiellement détruit la cabine d’une grue du chantier de construction de la future prison, l’autre n’a pas fonctionné

Septembre : quatre des sept EPM – en construction depuis deux ans – sont opérationnels.

1er décembre : un « Manifeste pour mineurs en danger » intitulé « La place des enfants n’est pas en prison
Nous ne travaillerons pas en E.P.M. ! »
à l’initiative de la tendance « Émancipation » de la FSU est publié. Après avoir rappelé rapidement l’historique des bagnes pour enfants d’avant 1945, il dénonce la logique de l’enfermement des jeunes, rappelle la nécessité de protection de l’enfance, le caractère de classe de la délinquance, conséquence d’inégalités sociales, et défend une véritable prévention, et surtout appelle à refuser de travailler en EPM pour « bloquer ce système carcéral pour enfants, en contraignant justice et administration pénitentiaire à faire sortir ces jeunes des EPM comme des quartiers pour mineurs, pour leur permettre de suivre des cours, des formations, des entretiens, des soins et ne pas les isoler, toujours plus, de la vie en société. »

12 décembre : un rassemblement à Paris devant le siège de l’administration pénitentiaire est appelé par différentes organisations (liste probablement incomplète : CNT région parisienne – Fédération Anarchiste), contre l’ouverture de la prison pour mineurs de Porcheville. Le communiqué pointe du doigt l’hypocrisie des duos éducateurs-surveillants qui interviennent alors que les ERIS sont intervenues à Meyzieu, rappelle qu’« à l’EPM de Lavaur, certains éducateurs reconnaissent après quelques mois de fonctionnement qu’ils ne sont que des faire valoir éducatif » devant la toute-puissance de l’administration pénitentiaire, et affirme « qu’aucune éducation n’est possible en prison », « outil de la justice de classe qui est rendue dans les tribunaux, [qui] ne sert qu’à détruire les individus majoritairement issus de la classe laborieuse »

2008 
23 janvier : deux personnes sont arrêtées à Vierzon lors d’un contrôle de voiture, avec, comme le disent les flics à travers la presse, du chlorate de soude, de la documentation pour fabriquer des bombes et des plans de la prison pour mineurs de Porcheville (disponibles par ailleurs sur internet). S’ensuit une garde-à-vue de 96 h dans les nouveaux locaux de l’anti-terrorisme à Levallois, trois perquisitions avec prélèvements d’empreintes et de traces ADN, et une instruction menée par le pôle antiterroriste. Sous le motif d’une « jonction supposée » entre cette affaire et trois autres arrestations ayant eu lieu quelques jours plus tôt à l’occasion d’une manifestation devant le centre de rétention de Vincennes, elles sont toutes deux instruites par les mêmes juges antiterroristes. Au total, ce sont 6 camarades qui seront ensuite jugés en mai 2012 (voir verdict plus bas).

2 février : un détenu se suicide par pendaison à l’EPM de Meyzieu dans le Rhône. Il avait déjà fait 3 tentatives de suicide auparavant. L’État sera condamné à verser 18 000 euros de dommages et intérêts à la famille

3 février : deux jeunes s’évadent de l’EPM de Marseille

16 février : rassemblement, à 14 heures, salle Kergomard à Limay, à l’appel du syndicat SNPES-PJJ/FSU. Le communiqué d’appel titré « EPM : UN MONSTRE CARCÉRAL », dénonce la présence d’« unités strictes » à caractère disciplinaire, le maintien des quartiers mineurs en maisons d’arrêt, « le leurre d’une action éducative en prison alors que la logique carcérale s’impose à toute autre logique comme viennent de l’illustrer les deux évasions récentes de l’EPM de Marseille ; l’imposture destinée à faire croire à l’opinion publique que les EPM sont des lieux éducatifs privilégiés pour la réinsertion des adolescents en difficulté ; une politique répressive qui place l’incarcération au cœur de la réponse aux passages à l’acte des adolescents ; le véritable gâchis financier et humain que constituent les EPM. » De plus, il « appelle à continuer la mobilisation contre ces structures, à rejoindre les collectifs anti-EPM, les réseaux de lutte contre les lois sécuritaires pour obtenir leur fermeture ».

14 avril : mise en service de l’EPM de Porcheville. La direction de la prison avait pris place dans les locaux flambant neufs quelques temps auparavant. D’après le Parisien :

Initialement, le personnel devait s’installer fin décembre 2007, mais des problèmes sur le chantier ont entraîné un retard de près de deux mois : un sous-traitant a fait faillite et certains travaux ont été touchés par les intempéries. Très vite, une rumeur a circulé attribuant ce délai à un acte de sabotage, un bruit étayé par le climat tendu autour de la prison. En plus de l’opposition traditionnelle – mais pacifique – menée par plusieurs associations, des tags violents d’inspiration révolutionnaire et dénonçant la construction de l’établissement ont fleuri à proximité du site. Autre motif d’inquiétude, la découverte en janvier dernier de plans de cette prison chez des activistes radicaux. Pourtant, le commissariat de Mantes-la-Jolie est catégorique : aucun acte de sabotage n’a été constaté. « Il y a eu des câbles électriques sectionnés sur le chantier, mais ce serait le fait d’un ouvrier. Les plans retrouvés chez les anarchistes n’ont rien de secret et se trouvent, avec un peu de recherche, sur Internet », confirme la directrice de l’établissement de Porcheville. Fin 2008, 43 éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse et 75 surveillants encadreront les jeunes délinquants.

26 avril : six jeunes détenus de Porcheville sur les treize incarcérés ont sérieusement dégradé leurs cellules. D’après la presse, un jeune en manque de tabac, interdit dans la prison, aurait déclenché cet excès de violence, suivi par d’autres détenus. Ils ont alors saccagé leurs cellules et cassé les vitres. La directrice, Géraldine Blin, est en désaccord avec la source citée dans l’article du Nouvel Obs au sujet des dégâts. D’après elle, « un des jeunes a cassé les vitres de sa cellule ainsi que la télévision et un bureau. Dans les autres cellules, seules les fenêtres ont été cassées. Les EPM sont des nouvelles structures, les jeunes testent donc les limites de l’établissement et du personnel. Et des problèmes psychologiques ou de toxicomanie au cannabis n’arrangent rien. Un incident qui débute a très vite des conséquences importantes. ». L’administration pénitentiaire, toujours prompt à enfoncer un peu plus les jeunes, a déposé plainte contre 3 des 6 jeunes impliqués. Une procédure judiciaire pour dégradation de bien public est engagée, ils comparaîtront devant un juge pour enfants. L’article du Nouvel Obs cite ensuite Natacha Grelot, secrétaire général du SNPES-PJJ, syndicat majoritaire parmi les éducateurs en milieu carcéral, « les jeunes ayant participé aux dégradations à Porcheville ont rapidement été transférés dans les ’vraies’ prisons de la région parisienne, Nanterre et Fleury », comme après chaque comportement violent qui se produit en prison pour mineurs.
Le lien est fait entre ces événements et ceux de février, pour dénoncer, en fonction de la couleur politique, l’inexpérience des surveillants, le « rodage » de ces établissements, ou l’existence même de ces EPM, notamment de la part de syndicalistes de la PJJ. De plus, d’autres événements non connus se déroulent probablement dans ces établissements. D’après Eric Corsin, membre du bureau national du SNPES-PJJ, « c’est l’omerta. Systématiquement, l’administration pénitentiaire impose le silence absolu aux personnels sous peine de sanction. »

Décembre : 14 des 15 éducateurs de la PJJ de l’EPM de Procheville ont demandé une mutation. D’après Le Parisien, « ce mal-être est alimenté par plusieurs incidents. En novembre, deux adolescents s’étaient rebellés à la suite du refus des gardiens de leur donner du tabac. L’un d’entre eux n’avait pas hésité à menacer le personnel avec un morceau de verre. En juillet et en avril dernier, deux autres avaient frappé un surveillant. » Les syndicalistes dénoncent un sous-effectif.

2009
Avril : D’après Le Parisien, « en un an, au moins six incidents entre des détenus au nombre de 36 en ce moment et les quelque 46 surveillants ont été enregistrés. » Le SNPES-PJJ maintient son opposition aux EPM et « met en avant des taux de récidive de 70 % pour les mineurs incarcérés en établissement pour mineurs. »

2012

Mai : procès antiterroriste lunaire des 6 camarades arrêtés en 2008, où on tentera de prouver une inexistante intention terroriste et une association de malfaiteurs. Le jugement retiendra le caractère terroriste et prononcera des peines de prison, qui pour la plupart sont inférieures à la détention provisoire. C’est la première fois que l’État déploie son arsenal anti-terroriste contre des militants de la fantasmatique « mouvance anarcho-autonome francilienne », avant l’affaire de Tarnac, dont les arrestations auront lieu en novembre 2008. De nombreux textes et initiatives de solidarité ont eu lieu sur cette affaire. Voir notamment sur infokiosques les 3 brochures Mauvaises intentions.

2019
13 mai : Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris, exerce son droit de visite des lieux de privation de liberté à l’EPM de Porcheville. Elle y reste 3 ou 4h, en fonction des sources. Au moment de sa visite, cinquante-cinq jeunes âgés de 13 à 17 ans y sont détenus. Leur séjour dure en moyenne trois mois.

Elle rencontre des détenus. Lorsque ceux-ci apprennent qu’elle est dans la prison, beaucoup lui crient des messages sur les conditions de détention depuis leurs cellules. Même lorsqu’ils sont en présence de la directrice ou du chef des matons, ils ne manquent pas de s’exprimer, malgré les représailles probables. Un article de Vice relate cette visite. Quelques extraits :

« La violence des propos qui recouvrent les cloisons laisse le lecteur sans voix. », « L’inconfort des cellules est total. Quelques mètres carrés de vide et un matelas ignifugé dur comme du béton. Les couvertures accrochées aux barreaux des fenêtres servent de rideaux. », « Les espaces dédiés à l’hygiène sont couverts de moisissures, les murs s’effritent et les toilettes sont tapissées d’une épaisse couche d’excréments probablement jamais nettoyée. », « Faut faire quelque chose pour nous. Il n’y a que l’école qui est bien. On mange mal et on veut sortir plus… Ici, il n’y a pas de plaques, pas de frigo », « Nos cellules sont fouillées à 6 heures du matin pour rien. Certains surveillants entrent quand je prends ma douche », « On mange mal, les surveillants sont insolents, ils nous parlent mal… Il y a des surveillants qui rentrent dans nos cellules et qui nous frappent. Si on se défend, ils reviennent à dix », « Les surveillants, ils nous cassent la gueule ! Surtout le chef de détention ! », « Ici, tu vas en commission de discipline et tu es puni quoiqu’il arrive. Même si on n’a rien fait, la parole des surveillants est toujours supérieure à la nôtre », « Les geôles répugnantes où restent confinés les adolescents sont équipées uniquement d’un lit et d’un bloc sanitaire en inox rouillé et crasseux. »


Sources

Institutionnelles
Etablissement pénitentiaire spécialisé pour mineurs de Porcheville, Ministère de la justice


Statistiques mensuelles de la population détenue et écrouée, Ministère de la justice, Publié le 31 décembre 2025

Plongée dans la seule prison pour mineurs d’Ile-de-France, 28 mai 2019, d’après un article de Slate

LES PRISONS POUR MINEURS, CONTROVERSES SOCIALES, PRATIQUES PROFESSIONNELLES, EXPERIENCES DE RECLUSION, Rapport final du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques – Juillet 2011, sous la direction de, Gilles Chantraine

Presse
Une prison pour mineurs dans les Yvelines, Le Parisien, 17 décembre 2003
La prison pour mineurs ouvrira en avril, Le Parisien, 28 février 2008
La prison pour mineurs ouvre dans douze jours, Le Parisien, 2 avril 2008
Troubles dans une prison pour mineurs à Porcheville (Yvelines), Le Nouvel Observateur, 7 mai 2008
La prison pour mineurs fait fuir ses agents, Le Parisien, 17 décembre 2008
La prison fait moins peur à l’extérieur, Le Parisien, 27 avril 2009
Vétusté et violences : la visite surprise d’Esther Benbassa à la prison pour mineurs de Porcheville, France Bleu, 13 mai 2019
Entre les murs de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville, Vice, 31 mai 2019

Militantes
Dossier de présentation « En finir avec les établissements pénitentiaires pour mineurs », disponible sur infokiosques.net
Mauvaises intentions n°1, 2 et 3, disponible sur infokiosques.net